L'aventure de l'écriture

Eric Emmanuel Schmitt disait : On écrit parce qu’un jour un livre nous manque. Un livre qu’on aimerait lire et qui n’existe pas. Je crois que c'est vrai!

Les livres et les textes sont pour moi de vieux amis ! Dans la maison de mes parents, il y avait des livres partout, au dernier recensement je crois qu’il y en avait plus de 3 000.

J’ai commencé à écrire « sérieusement » vers l’âge de 10 ans, mon journal personnel mais aussi des poèmes, et même des chansons.

Pourquoi écrire?

L’écriture pour moi est un moyen d’appréhender la réalité et de faire partager mon univers ou de le rendre plus agréable. En fait, c’est plus fort que moi. Je ne peux m’empêcher d’écrire! Des événements marquants deviendront un sujet d’écriture.

Par exemple, un petit chat qui souffre des yeux deviendra un héros aveugle mais invincible; des montagnes se transformeront en jeu de blocs pour bébés géants.

Écrire est une façon de conserver les images ou les idées, de les rendre vivantes et permanentes.

Écrire un livre-outil

L'idée d’écrire un VRAI livre, je l’ai depuis quelques années. J’ai d’abord pensé à écrire un livre sur les relations intergénérationnelles, puis sur la qualité de vie au travail, en collaboration avec une autre personne; mais le vrai projet, celui que je voulais réaliser, était de créer un livre-outil pour les chercheurs d’emploi.

Des livres étaient disponibles en français sur la façon d’écrire un CV percutant, de répondre aux 101 questions d’entrevue, de rédiger une lettre de présentation, mais il n'y avait pas vraiment de livre au Québec touchant toute la démarche de gestion de carrière, de la réflexion sur soi et sa carrière jusqu’à l’acceptation d’une offre. Car pour moi, la gestion de carrière a toujours été un processus en continu, un ensemble d’actions et de réflexions qui s’imbriquent les unes dans les autres.

Comment faire? Les premières étapes

J’ai d’abord suivi une formation fort intéressante à Val Morin à l’école Mini Génie de Chantal Blanchette : Sortez du tiroir et publiez votre livre. Cela fut mon point de départ. Plutôt que de m’auto-éditer, j’ai opté pour le choix d’une maison d’édition, que je désirais à échelle humaine, car je ne voulais pas être un numéro ou un écrivain anonyme.

J’aurais pu écrire mon livre et ensuite le présenter à des éditeurs, mais je désirais fortement travailler avec mon éditeur, collaborer avec lui. Aussi ai-je préparé mon projet, mon plan, mes objectifs et présenté le tout à la maison d’édition que j’avais choisie, Les Presses Inter Universitaires, et l'éditeur, Monsieur Jacki Dallaire, a accepté mon projet. Joie!

Se « délier la plume »

J’avais un plan, j’avais mes idées, tout le matériel voulu et l’expérience évidemment pratique de mon métier.

Cependant, mon écriture manquait de naturel; mes années d’études à l’Université, les travaux où il fallait toujours indiquer nos références, ne rien écrire qui ne soit démontré, tout cela avait alourdi ma plume.

Pour écrire un texte vivant, servant d’accompagnateur pour les personnes en questionnement sur leur carrière, il me fallait donc me « délier la plume », un peu comme des exercices d’assouplissement avant le sport ou le gym. J’ai donc recommencé à écrire des petites histoires, des contes, pour lesquels je n’avais aucune idée de la suite, aucun plan, et que j’écrivais au fur et à mesure de mon inspiration. Cela fut un excellent exercice.

Passage à l’écriture

Bien sûr on vit toujours un moment de panique, devant la page blanche, même si on a un plan et tout le matériel en main. Je crois qu'il fallait simplement que je commence et le reste viendrait ensuite; on dit parfois que le plus difficile ce n'est pas de commencer mais c'est d'arrêter...

Nous sommes en 2010. Mon projet est toujours là, mais je n'ai pas encore démarré. Je m'étais inscrite à une formation pour une fin de semaine, mais cette formation au bout du compte ne me rejoignait pas; alors, au lieu de retourner en classe l'après-midi, je suis restée au café avec mon cahier et mon crayon et j'ai commencé à écrire. Je retourne chez moi et en deux jours, mon texte est écrit, les exercices sont trouvés et les exemples sont choisis.

Deux ans plus tard…

Le projet a été terminé au bout de deux ans. Pourquoi 2 ans? Parce que je ne pouvais me consacrer à l’écriture à plein temps; puis, une fois écrit, il faut corriger le texte, le peaufiner et le peaufiner encore. Mon texte est lu par un correcteur, qui me le renvoie avec une foule de corrections (et moi qui croyais savoir écrire!); ensuite, une étape intéressante : le choix de la page couverture, à partir des propositions de mon éditeur.

Je choisis un labyrinthe, car cela me semble représenter ce que la plupart des gens ressentent face à la gestion de carrière ou la recherche d’emploi.

La préface est écrite par la directrice du Centre des femmes de Montréal où j’ai travaillé pendant deux ans comme conseillère en emploi et c’est là aussi que je ferai mon lancement.

Le produit final!

Quel extraordinaire moment que celui où j’ai reçu le produit final, que je l’ai tenu dans mes mains… C’est comme une naissance! Difficile, mais combien gratifiante! Le titre du livre : Trouvez un emploi qui vous ressemble, guide pratique et de réflexion. 

Quelques dates marquantes :

  • En 2012, le lancement officiel au Centre des femmes, avec mes collègues, mon éditeur, mon conjoint, et des amis dont mon premier patron, du bon vin… Et un petit discours!
  • En 2014 : la deuxième édition de mon livre
  • En 2015 : je serai présente au salon du livre de Montréal, les 21 et 22 novembre prochain, de 14 heures à 16 heures, au stand de mon éditeur (no 421).

Quels conseils donnerais-je à quelqu’un qui veut écrire?

Je crois qu’on n’écrit pas simplement pour écrire, ou pour faire de l’argent, mais juste parce qu’on a quelque chose à transmettre. Quelque chose que l’on veut partager avec d’autres. Quelque chose que l’on considère comme étant utile.

  • Posez-vous la question : Qu’est-ce que je veux transmettre? Pourquoi est-ce que je veux écrire?
  • La voie de l’auto-édition est toujours possible, cependant, pour une première fois, peut-être est-ce préférable de faire affaire avec un éditeur.
  • Tâtez le terrain avant. Existe-t-il quelque chose de semblable? Si oui, quel angle différent pourriez-vous prendre?
  • Choisissez une maison d’édition en fonction du sujet de votre manuscrit; il est facile d’avoir une idée des spécialisations de chacune.
  • Faites un plan très structuré de votre livre; écrivez les objectifs poursuivis et le public cible. Cela vous facilitera la tâche et sera utile aussi pour les éditeurs.
  • Et, finalement, ne vous découragez pas; la perfection ne peut être atteinte du premier coup, si elle peut l’être! Combien de fois ais-je eu envie de tout jeter à la corbeille! Dans ces cas-là, arrêtez, attendez, revenez plus tard.
  • La lecture à haute voix est aussi un excellent test pour vérifier la fluidité de votre texte, comment il respire.
  • Faites des exercices d’assouplissement, un peu comme du réchauffement avant de faire de l’exercice physique : écrivez des anecdotes, écrivez à propos de ce que vous voyez, dans le métro, dans la rue, à la télé, auprès de vous.


Bref… vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage…

Bonne aventure!

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